Tous nos échanges, qu'ils soient verbaux ou non verbaux, relèvent d'une intention — plus ou moins consciente. En Analyse Transactionnelle (AT), on parle de « transactions » entre interlocuteurs : un échange de signes de reconnaissance provenant de l'un de nos « États du Moi » vers l'un de ceux de notre interlocuteur.
Les trois États du Moi
L'AT distingue globalement trois États du Moi :
- l'Enfant, qui est encore en nous ;
- l'Adulte, qui se veut à propos, notamment dans le cadre professionnel ;
- le Parent, que nous déclenchons à chaque élan autoritaire ou protecteur.
En entreprise, j'ai le sentiment de croiser beaucoup de « parents », d'« enfants » et peu d'« adultes ». Pourquoi ? Parce que managers et collaborateurs, en tous genres, se laissent souvent contenir par des enjeux personnels, des émotions, des ego, des objectifs, ou des combats qui n'ont rien à faire là.
Pourquoi l'« Adulte » s'active-t-il si peu ?
L'Adulte observe les faits, analyse l'information, évalue les options, anticipe les conséquences et finit par prendre une décision qu'il faudra assumer. Si c'est si difficile, c'est paradoxalement parce que beaucoup ne se sentent pas « autorisés ».
Autorisés à dire les choses, à prendre des initiatives, à proposer, à faire des erreurs, à exprimer leurs difficultés et à en passe.
Il n'est possible de bénéficier de l'intelligence collective en entreprise sans Autorisation. Et pour se sentir autorisé, il faut se sentir protégé.
Protection → Autorisation → Intelligence Collective
L'enchaînement est limpide : c'est la protection qui rend possible l'autorisation, et c'est l'autorisation qui libère l'intelligence collective. Créer un cadre protecteur, c'est donc la première responsabilité de celles et ceux qui veulent voir leurs équipes penser, oser et décider en adultes.
